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Thứ Năm, 3 tháng 10, 2013

Coup de Coeur #1


I am une maman ! partage avec toi un de ses coups de cœur produit/méthode/moment/autres... et t’explique pourquoi elle kiffe !

Aujourd'hui on parle de l'allaitement (ceci est un billet drôle et non un article pour La Leche League)



Attention, il ne s'agit pas d'une critique envers les biberonneuses! Ni d'une manière détournée de dire  qu'elles sont de moins bonnes mères. Je ne vais pas non plus t'expliquer pourquoi c'est mieux d'allaiter, je ne suis pas médecin/pédiatre/donneuse de leçon. Je vais te raconter pourquoi moi j'aime ça, pourquoi c'est mon coup de cœur et pourquoi je passe de bons moments, les seins à l'air !

Avant que Louloute ne vienne au monde, je ne savais pas vraiment si j'allais ou si je voulais allaiter. Ce que je ne voulais pas, c'était de me mettre la pression, de m'angoisser pour rien. Je voulais juste accoucher (genre l’obsession tu vois?). Aux copines, je disais "je sais pas, je crois pas,  j'aimerais bien retrouver mon corps, ma vie..." Traduire par "je sais pas, je crois pas, j'aimerais bien me (re)mettre la gueule à l'envers à coup de Téquila et retrouver ma vieille copine, la nicotine".

Dans mon entourage français (je vis en Espagne. Suis un peu!), personne n'avait allaité et ceux qui avait tenté l'expérience, n'en pensait pas que du bien et/ou n'avait pas réussi. J'ai entendu toute sortes de choses, pas très positives. Pas du tout positive même. Viens, je te fais une liste !

Des vraies : 
-au début, ça fait mal/très mal/horriblement mal/elle veut me l'arracher ou quoi? (rayer la mention inutile)
-vers 3 semaines, 1 mois et demi, 3 mois, etc...c'est dur et ça s'appelle des pics de croissance
-ça donne soif
-tu seras pas toujours soutenue, tu seras parfois démoralisée, et même souvent pas appuyé du tout. On te conseillera sans savoir, on t'affolera sans raison.

Et des moins vraies  (voire des fausses) : 
-tu risques de ne pas avoir assez de lait
-ou pire, du lait de mauvaise qualité
-il y a un rapport avec la sexualité trop présent et dérangeant
-si tu manges des poivrons, ton lait il aura le goût de poivron
-c'est aussi contraignant que de donner le biberon

Tu l'auras compris, j'étais pas franchement jouasse et surtout pleine de doutes. L'Espagne, elle, est plutôt pro-allaitement. Je n'ai pas suivi les cours de préparation à l'accouchement mais la sage-femme que je voyais de temps en temps me parlait de l'allaitement comme d'une "obligation", quelque chose de normal, de logique. Elle ne voyait pas trop pourquoi je préfèrerais m’embêter à biberonner alors que j'ai là, sous mon tee-shirt, deux garde-manger, prêts à l'emplo. Et franchement, c'est vrai que c'est pratique. Les contraintes des heures, des biberons à prévoir, à laver, du lait à acheter, je ne connais pas. La nuit, elle ne pleure jamais. Elle mange et se rendort illico. Moi aussi! Le papa, lui ne se réveille même pas. Cette manière qu'elle a eu de m'expliquer l'allaitement, simplement, m'a beaucoup aidé et a fini de me convaincre d'essayer. 

Louloute à commencer à téter, elle n'avait pas 1 heure. J'ai tout de suite aimé, tout de suite compris que pour que ça marche, fallait être en symbiose, elle et moi. Il fallait que je lui fasse confiance, que je réalise que, pour elle non plus, ce n'était pas évident. Son premier regard m'a bouleversé, transporté et c'est à ce moment là que je suis devenue maman. Je suis restée 48h à la maternité. En sortant, j’étais une allaitante comblée. Ces 48h ont été décisives mais pas toujours faciles (ni agréables). Certaines sages-femmes m'ont bien conseillé. D'autres ont été supra-connes. J'ai eu mal, c'est vrai. Mais ça n'a pas duré.

Presque 7 semaines plus tard, c'est toujours le pied ! Enfin le sein. (!) Son petit surnom, c'est Walking Dead (la série de zombies, tu vois). Les grognements qu'elle fait dès qu'elle a faim, grognements qui s'intensifient au fur et à mesure qu'elle se rapproche de mon téton me font toujours autant rire. Le petit soupir qu'elle pousse dès qu'elle l'a en bouche me fait sourire. Son regard emplit d'amour, de reconnaissance et d'innocence m'émeut, me trouble même. Il me fait réaliser que je suis une maman, SA maman. Bon, des fois elle a le même regard que le mien, quand j'suis bourrée. C'est clair, c'est moins émouvant, mais qu'est-ce qu'on se marre ! Les pics de croissance, c'est vrai,  ce n'est pas évident. Mais ça ne dure pas. A la maison, c'est nichons en open bar pendant 1 à 2 journées. Je passe mes journées les seins au vent, en libre service.

Chaque tétée devient un beau souvenir, elles contribuent à renforcer ce lien magique, unique et fort qui nous unit, juste elle et moi de la plus belle des manières qui soit. C'est plus qu'un coup de cœur, c'est une évidence. Pour rien au monde, même pas pour une clope, moi l'ex-fumeuse invétérée, je n'ai envie d'arrêter !





Thứ Tư, 2 tháng 10, 2013

Vu & revue


I am une maman ! fait la revue d’un « essentiel » bébé. L’apprentie maman te donne son avis !

Aujourd'hui on parle de la peau d’agneau de Bébé au Naturel !

La pub :
« La Peau d'Agneau favorisera le sommeil et la détente de votre bébé. Elle permet  à bébé de se calmer et de se tranquilliser.
La peau d'agneau peut être utilisée dans le landau, la poussette, le siège auto, dans le lit ou encore comme un tapis d'éveil. Vous pouvez l'emmener partout... Il appréciera la douceur du contact avec la peau, ce qui l'aidera à prendre conscience de son corps. La peau d'agneau à un excellent pouvoir thermorégulateur, elle garde au chaud en hiver et absorbe la chaleur en été.»
                      
La réalité :
Tout est vrai ! Un de mes meilleurs achats prepartum. Louloute adore se blottir dedans. Elle s’étire en mode Elastic Girl dès qu’elle s’allonge là-dessus. Ça la calme, ça l’intrigue, ça l’endort. Je la pose pratiquement partout, même sur le sol (la peau hein, pas louloute) : sur le canap, sur son transat, sur notre lit, dans le landau et même si il n’y a pas mieux que mes bras pour pioncer, elle s’adapte et roupille plutôt bien. Ce truc est magique : elle reste fraiche en été (et au vue des 40 degrés madrilène, y a plutôt intérêt) et garde le chaud en hiver. Nous, on cododote la nuit, mais pour les siestes c’est super pratique et beaucoup plus agréable qu’un drap/lange froid et tout fin.
A part dormir dessus, ce qu’elle kiffe c’est tirer les poils. Et c’est super résistant. Bref elle est douce, elle est moelleuse, elle est belle et elle pue. Grave. La ferme tu vois ? Les bêtes, Charles Ingalls,  tout ça, tout ça. Bon il parait qu’avec le temps va, tout s’en va. On verra ! Mais c’est bien son seul défaut.
Si t’es tenté, fonce les yeux fermés ! 


Thứ Ba, 1 tháng 10, 2013

Top 5 #1

5 choses qu'elle fait :


- elle fait une grimace à la Stallone quand un gaz se prépare. Stallone avant le Botox.

- elle donne des coups de boule à mes seins, juste après la tétée. Super fort. "Comme les petits veaux" dixit ma mère. Elle est drôle ma mère.

- elle fait des bruits de cochon quand elle a la dalle. Elle grouine. Si, si. Du verbe grouiner.

- elle rit quand elle dort. Un vrai rire, avec du son et tout. Un truc à l'Exorciste tu vois. Et c'est souvent accompagné des "yeux de poulet". Comprendre : les yeux blancs. Pas flippant quoi.  

- elle se réveille d'un coup, me fixe avec ses grands beaux yeux innocents, je craque je souris, je l'embrasse et elle vomit.

Qu’est devenue Monica Lewinsky ?

QU’EST DEVENUE MONICA LEWINSKY ?

Monica Lewinsky est une femme améri­caine, deve­nue célèbre à la fin des années 90, suite au scan­dale de sa liai­son avec le président des Etats-Unis alors qu'elle effec­tuait un stage à la Maison Blanche.


Née à San Francisco en 1973 dans une famille aisée, Monica Lewinsky poursuit d'abord des études en psychologie. En 1995, elle se rend à Washington et devient stagiaire au Bureau des Affaires Législatives de la Maison-Blanche. Entre novembre 1995 et mars 1997, elle entretient une liaison avec Bill Clinton, 42ème président des Etats-Unis. L’affaire, connue sous le nom d'« affaire Lewinsky » ou de « Monicagate » éclate en janvier 1998 quand le nom de la jeune femme apparaît dans un dossier qui traite d’un cas de harcèlement sexuel dont Bill Clinton fait l'objet. 


Si Monica nie d'abord toute rela­tion avec le président, elle est rapi­de­ment mise au pied du mur. L'une de ses collègues, Linda Tripp, a enre­gis­tré des conver­sa­tions dans lesquelles Monica lui parlait de ses rela­tions avec le président. Elle est alors accu­sée d'avoir parjuré devant un tribu­nal. Quant au Président, il nie d'abord avoir eu des rapports sexuels avec sa stagiaire avant d’avouer avoir eu des « rela­tions inap­pro­priées avec la jeune femme ». Une procé­dure judi­ciaire pour parjure est lancée à l’en­contre de Bill Clin­ton qui conti­nue malgré tout son mandat.


Essayant de tirer profit de cette soudaine noto­riété, Monica Lewinsky a écrit sa biogra­phie « L’his­toire de Monica » dans laquelle elle revient sur le scan­dale qui a changé sa vie. Elle a lancé quelques mois plus tard une ligne de sacs à main qui porte son nom, avant d'accep­ter de tour­ner une publi­cité pour une marque de régime. En 2003, Monica Lewinsky fut l'invi­tée d'une émis­sion de télé-réalité dans laquelle conseillait des jeunes concur­rentes à choi­sir des hommes masqués. Depuis quelques années, la jeune femme a tota­le­ment déserté les écrans, refu­sant toutes les solli­ci­ta­tions de la presse. Désor­mais recluse, son objec­tif est de défi­ni­ti­ve­ment tour­ner la page et de s'impliquer dans la défense de victimes d'humi­lia­tions et de harcè­le­ment en ligne.


C’est par un tweet que Monica Lewinsky était sortie du silence en octobre dernier. L’an­cienne maîtresse de Bill Clin­ton s’était déci­dée à reve­nir sur le devant de la scène pour témoi­gner et lutter contre le harcè­le­ment en ligne.  
L’an­cienne maîtresse du président Clin­ton ressent dès 2010 la néces­sité de s’en­ga­ger dans cette lutte, boule­ver­sée par le suicide d’un jeune homme de 18 ans dont les ébats avec un autre jeune homme avaient été filmés et dévoi­lés sur Inter­net. Mais le thème du cyber harcè­le­ment la touche en fait encore plus person­nel­le­ment. Monica Lewinsky a elle-même été la cible de ce type d’at­taques et en a souf­fert au point d’avoir souvent des idées suici­daires.


« J'ai été le patient zéro, estime-t-elle. La première personne dont la répu­ta­tion a été complè­te­ment détruite par Inter­net, et de façon inter­na­tio­nale. Face­book n'exis­tait pas à l'époque, Twit­ter et Insta­gram non plus, mais il y avait les sites de rumeurs, d'infor­ma­tion et de diver­tis­se­ment avec leur section spéciale pour les commen­taires, et aussi les e-mails que l'on pouvait trans­fé­rer. Évidem­ment, tout cela s'est fait via des modems extrê­me­ment lents. Et pour­tant, l'histoire s'est répan­due dans le monde entier. Un phéno­mène viral qui est à mes yeux le premier événe­ment lié aux réseaux sociaux ». 


Un tel déferlement n'a pas été sans laisser de traces. L'affaire Bill Clinton a détruit la vie de Monica Lewinsky, même si le pire a été évité. « Je regardais fixement l'ordinateur, explique l'ancienne stagiaire, et je passais mes journées à crier 'Oh mon dieu' et 'Je ne peux pas croire qu'ils parlent de ça, c'est complétement hors-contexte'. Ces deux phrases étaient les seules qui venaient briser les mots qui tournaient alors en boucle dans ma tête : 'Je veux mourir'. »


Heureusement pour Monica Lewinsky, le scandale appartient désormais définitivement au passé, y compris pour le clan Clinton. Elle a désormais décidé de faire part de son expérience avec les côtés les plus sombres d'Internet, pour aider ceux qui en sont aujourd'hui victimes et leur montrer qu'il est possible d'y survivre.


Monica Lewinsky: le prix de la honte



UN COMMENTAIRE ME FERA PLAISIR

Thứ Hai, 30 tháng 9, 2013

I am une maman...depuis aout 2013 !


Et I am heureuse. Et en plus, c’est vrai. Enfin, en même temps heureusement. Si j’étais dans le même état que pendant les 9 mois (et demi) de ma grossesse, on serait bien dans la panade ! Adieu les crises de larmes sans raison, les crises de nerf pour toutes les raisons, les douleurs (partout), la mauvaise humeur, les nausées, les remontées, les aigreurs, les jambes lourdes, la non-visibilité de certaines parties de mon corps (et pas des moindres), les courbatures, les vergetures, les boutons, les cheveux ternes, la peur, les doutes, etc… Si, si : ETC… Et depuis sa naissance, je me suis retrouvée. Je me suis même trouvée. Viens, je te raconte !

Je crée ce blog en octobre 2013 et au moment des faits, j'ai 27 ans. Je vis en espagne et je n'écris plus de puis bientôt 5 ans, moi qui adore ça. Pendant ma grossesse, j’ai lu des dizaines de bouquins, regardé des centaines de reportages, d’émissions. J'ai écouté les gens me raconter, me conseiller, m’expliquer. Et moi, j'ai passé 9 mois à  flipper. A douter.. Même que je voulais plus. « Je ne vais pas savoir », « je ne vais pas pouvoir » je disais, « je ne connais pas les bébés »

Et puis, la voilà. Simplement. Un accouchement simple. Une rencontre simple. Une mise au sein simple. Un amour simple et immense. En fait, c’est simple ! Je la laisse me guider, je lui fais confiance. A la maternité, je refuse de la réveiller pour la nourrir, je suis son rythme : elle prend du poids quand elle est censée en perdre. Je lui donne à manger quand elle a faim. Je la laisse dormir quand elle a sommeil. Je la serre contre moi quand elle a peur. Je la porte quand elle ne veut pas être seule. Je la console quand elle pleure. Je lui parle quand elle s’ennuie. Et je la laisse quand elle a envie d’indépendance. Mais ? Je la traite comme un être humain en fait ? Oui. Simplement.

Oh je vous entends d’ici crier vos menaces « d’habitude », vos avertissements « d’enfant roi ». Pourquoi ne pourrait-on pas croire au développement naturel de l’enfant, avec ses parents comme piliers, comme soutien, comme modèle ? Moi, j’y crois. En tout cas, j’ai envie d’essayer. Je materne, naturellement. Sans me poser de questions, juste en pensant à ma fille. Comme presque partout ailleurs dans le monde. Comme cela se faisait avant que la femme ne se sente prisonnière et esclave de l’enfant qu’elle a pourtant voulu et porté. Je ne dis pas que ma manière de faire est la bonne ou la meilleure. Je ne suis pas sure de moi. Je suis sure de nous ! Je ne sais pas comment j’évoluerais. Je materne au jour le jour, en l’écoutant, en m’écoutant. Je ne suis pas « esclave » de mon enfant, je prends soin d’une vie humaine. D'une vie que j'ai créé et que j'aime plus que tout.

Je voulais un enfant, par amour et pour l’amour. Voilà pourquoi ma fille est née. Je voulais partager notre quotidien, je voulais te raconter, me raconter, simplement et avec une note d’humour. Voilà pourquoi ce blog est né.

I am une maman qui te souhaite la bienvenue !

Thứ Năm, 29 tháng 8, 2013

La dépression nerveuse.


LA DÉPRESSION NERVEUSE

Nous connaissons tous des hauts et des bas dans notre vie. La tristesse est une réaction normale aux épreuves que l'on peut rencontrer tout au long de notre existence. Nous sommes tristes pendant une courte période et puis la déception finit par s'en aller et la vie reprend son cours. Mais lorsque le sentiment de tristesse persiste, qu'il interfère avec votre capacité à travailler, étudier, manger, dormir ou s'amuser, ce n'est plus une situation normale. C'est la dépression.

A/ COMMENT RECONNAITRE UNE DEPRESSION ?

 1. La fatigue


La fatigue tient une place à part entière parmi les symptômes que l'on retrouve dans la dépression. Il s'agit d'une fatigue qui, contrairement à la fatigue ordinaire, se manifeste le matin et s'améliore le soir. Elle est liée à ce que l'on appelle le ralentissement psychomoteur. La moindre activité physique ou intellectuelle, mais aussi le simple fait d'aller dîner ou déjeuner avec des amis devient difficile.

2. L'anxiété


L'anxiété peut masquer la dépression. Mais il ne faut pas confondre le trouble anxieux qui est un malaise, un trouble de l'adaptation lié à un problème passager, professionnel ou familial, et une dépression. D'ailleurs, les gens anxieux conservent leur énergie vitale et sont capables d'aller chercher de l'aide, d'aller consulter pour faire cesser leur angoisse. Ce dont ne sont plus capables les dépressifs. Toutefois, si les problèmes de l'environnement persistent trop longtemps et que la personne est fragile, les défenses du système cérébral vont être débordées et la maladie dépressive risque de s'installer.

3. Les troubles du sommeil


Le sommeil est perturbé lors d'une dépression. Le plus souvent les personnes se réveillent très tôt, en dernière partie de nuit et se sentent angoissées. Elles parlent volontiers de sensation de « crabe dans l'estomac ». Cette perturbation du sommeil aggrave la fatigue physique et psychique ressenties par ailleurs.

4. La perte du plaisir


La perte du plaisir est caractéristique de la dépression : nous l'appelons « anhédonie ». C'est une perte progressive. Au point que la personne ne s'en aperçoit pas. Elle peut se dire « je ne ressens plus les choses comme avant », sans en parler spontanément. Elle devient indifférente à ce qu'elle aime, c'est plus souvent l'entourage qui s'en rend compte. De même la dépression est une maladie des émotions où l'on observe souvent soit une hyper-émotivité (on pleure pour un rien) soit une froideur. La perte de la libido va bien sûr souvent de paire avec cet aplatissement de la capacité à se réjouir.

5. La dévalorisation de soi


Se dévaloriser peut être un signe de dépression. On identifie alors deux aspects. Le premier : la personne souffre d'un trouble de la personnalité, elle s'est toujours sentie inférieure aux autres, mal dans sa peau. Il faut alors voir si d'autres symptômes sont apparus récemment (fatigue, anxiété). Le second aspect : la personne avait jusque-là une bonne estime d'elle-même et se met à se dévaloriser. Dans le cas d'une dépression, la dévalorisation de soi s'installe durablement.

6. Les troubles alimentaires


Le plus souvent, la dépression est associée à une perte d'appétit et à un amaigrissement. Mais il peut arriver, au contraire, qu'elle s'accompagne de crise de boulimie avec une appétence plus marquée pour le sucré. Il pourrait s'agir de deux formes cliniques différentes de dépression. La première toucherait plus souvent les personnes les plus marquées par une vulnérabilité biologique liée en partie à l'hérédité et en partie à l'enfance.

7. Les idées noires


Le plus grand danger réside dans les idées suicidaires qui peu à peu deviennent obsessionnelles, la mort apparaît à la personne comme la seule issue.
Que faire ? Lorsque l'on voit une personne dépressive, il est très important de lui demander si elle a pensé à la mort et lui permettre d'en parler. Si elle a déjà mis en place un scénario, il faut retirer tout ce qui pourrait être utilisé (armes à feu…).

B/ Les solutions pour convaincre la dépression

 1. L’alimentation anti déprime


« Bien sûr on ne peut pas affirmer qu’un aliment ou qu’une catégorie d’aliments permettent de venir à bout de la déprime ou de la dépression… Mais une alimentation équilibrée favorise un bon état mental général ». Par ailleurs les oméga 3 très présents dans les poissons gras (thon, sardine, saumon…) contribuent à la construction des cellules cérébrales et auraient selon certaines études des effets antidépresseurs. On peut aussi citer le calcium qui participe aux transmissions nerveuses et a une incidence sur la dépression, ou encore le magnésium (dans les noix par exemple), qui stimule l’influx nerveux et permet de lutter contre le stress, facteur de déprime.

2. Antidépresseur


Les antidépresseurs sont des médicaments. Ils permettent de soigner les symptômes de la dépression légère ou plus sévère grâce à leur action chimique. En fait, ils rétablissent le taux de neurotransmetteurs trop bas en cas de dépression.
En pratique : Ce sont des médicaments donnés sur prescription. Après trois mois de traitement, on constate une amélioration chez 50 % à 65 % des patients (contre 25 % à 30 % pour les cobayes sous placebo).
Attention : certains d’entre eux entraînent des dépendances aux antidépresseurs et une période de sevrage est nécessaire à l’arrêt du traitement.

3. La photothérapie contre la déprime saisonnière


Le manque de lumière, en automne et en hiver, provoque chez certaines personnes, en particulier chez les femmes, une baisse de régime appelée déprime saisonnière. Elle serait due à la diminution des principaux neurotransmetteurs (sérotonine, noradrénaline, dopamine) en raison du manque de clarté. On est alors plus attiré par le sucre, on dort plus, en manque d’entrain.
En pratique : la photothérapie (ou luxothérapie) repose sur l’utilisation de lampes à la luminosité très puissante, 2 500 lux durant l’hiver. Cette lumière stimule l’hypophyse et l’épiphyse, deux glandes situées dans l’hypothalamus.
A noter : durant la belle saison, l’ensoleillement est un puissant moyen pour corriger déprime et dépression classique.

4. Surveillez votre sommeil


Les troubles du sommeil, les réveils intempestifs, l’hypersomnie et surtout l’insomnie (dans 80 % des cas) sont fréquemment les symptômes d’une dépression. Mais à l’inverse, le manque de repos influe sur l’hyppocampe situé dans le lobe temporal du cerveau, d’où une perte neuronale pouvant générer une déficience des capacités intellectuelles, une sensibilité exacerbée …et à long terme une dépression.
En pratique : couchez-vous à heure fixe, évitez les excitants (thé, alcool, café au dîner) ou les activités intellectuelles stimulantes au lit (télé par exemple). Ces conseils sont d’autant plus importants que « contrairement aux idées reçues, les neurones se régénèrent ».

5. L'activité physique est bonne pour le moral


L’exercice, même modéré, diminue l’anxiété et améliore la réaction au stress et la qualité du sommeil. De plus « le sport permet de retrouver un contrôle et un regard sur soi positif. D’éprouver à nouveau du plaisir et la fierté de se dépasser améliorent l’estime de soi ».
Mécanisme : ceci notamment grâce à l’endorphine et à la dopamine libérées par l’effort, les hormones du plaisir. « Car le sport stimule le système hormonal ».
En pratique : La marche à pied, le yoga, un sport qui n’exige pas de performances pour ne pas mettre le dépressif en situation d’échec.

6. Compléments alimentaires efficaces


Un déficit en magnésium peut provoquer anxiété et troubles du sommeil. Même chose pour le calcium dont le manque affecte le système nerveux et cause l’irritabilité. Un déficit en fer ou en potassium est souvent à l’origine d’une asthénie. Des apports insuffisants en manganèse provoquent des changements d’humeur.
Tous ces déficits provoquent des déséquilibres au niveau des neuro-transmetteurs (sérotonine, norépinéphrine...) et peuvent entraîner un état dépressif.

La dépression : symptômes et solutions ! (vidéo)



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